
A 23 h 39, la vigie discerna soudain la masse sombre d’un iceberg, juste sur la trajectoire du grand paquebot lancé à plus de vingt et un nœuds. Sur la passerelle, l’officier de quart donna l’ordre de venir sur bâbord… Une manœuvre qui allait envoyer mille cinq cent personnes par le fond, deux heures et quarante minutes plus tard. Après cinq jours de voyage, l’histoire du Titanic s’achevait. Un mythe naissait.
Un siècle après le drame, l’historien maritime Gérard A. Jaeger explique qu’il était impossible d’enrayer le cours de l’histoire. Remontant à 1907 où l’aventure du Titanic a commencé, il inventorie les faits, réhabilite la qualité du navire, souvent encore mise en cause, et se penche sur les manquements du personnel de bord. A la relecture des événements, replaçant le dossier dans son contexte historique, il affirme que le drame décrit comme le symbole d’une civilisation finissante n’est en fait que la résultante d’un concours de circonstances.
Son enquête sur le Titanic a conduit l’auteur à Belfast où fut construit le paquebot, ainsi qu’à Londres et à New York où se sont tenues les commissions d’enquête sur le naufrage. Outre des informations et des témoignages inédits, le livre inclut un cahier d’illustrations exceptionnel, et est préfacé par l’arrière petit-fils de Thomas Andrews, architecte naval et concepteur du paquebot, et l’arrière petit-cousin du directeur de la White Star Line, armateur du Titanic, Joseph Bruce Ismay.